L'endométriose, une maladie encore mal (re)connue...

Endométriose Belgique - Equilibrenaturel.be

 

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique généralement récidivante qui touche 1 femme sur 10. L'endomètre, tissu qui tapisse l’utérus, s’épaissit en première partie de cycle pour éventuellement accueillir un embryon en seconde partie de cycle. S’il n’y a pas fécondation, l’endomètre se désagrège et est évacué lors des menstruations (règles).

En cas d’endométriose, une partie de ce tissu endométrial va remonter la cavité utérine et se déposer (voire se nécroser) sur les ovaires, les trompes, les ligaments…

 

Selon le stade de gravité, d’autres organes peuvent être atteints comme les intestins, l’estomac, la vessie, les poumons ou encore le cerveau dans de très rares cas. En clair, une sorte de maladie auto-immune où le corps se détruit lui-même.

 

Il existe autant de symptômes d’endometriose qu’il y a de femmes sur Terre. Les adhérences, les kystes et la forte douleur semblent être les seuls points communs entre toutes les femmes souffrant de cette maladie. Certaines souffriront également d’infertilité, d’une sexualité douloureuse, d’inflammations diverses, de problèmes intestinaux…

Ces symptômes vont généralement engendrer au quotidien d’autres complications telles une vie de couple, professionnelle ou sociale perturbée, un sentiment de culpabilité, de honte, une féminité mise en doute, une déprime…

 

Avoir mal n'est pas une fatalité !

Les règles sont souvent considérées comme un mal nécessaire et en souffrir considéré comme un état temporaire normal. Et bien, c’est hélas encore souvent le cas... Mesdames, sachez-le : avoir mal lors de ses règles n’est PAS une banalité et encore moins une fatalité ! Les règles ne devraient générer qu’une certaine gêne, un comportement légèrement différent dû aux fluctuations hormonales, une certaine fatigue mais se tordre de douleur n’est certainement pas NORMAL ! Avoir ses règles fait partie d'un magnifique processus imaginé par Dame Nature pour donner la vie et non pour souffrir de tout son être.

 

La douleur est un signal d’alarme, un cri d’alerte qui indique que l’équilibre de votre corps est altéréSi vous souffrez lors de vos règles (voire même en dehors), parlez-en à votre gynécologue et si celui-ci vous prétend que ‘C’est normal’ ou ‘Vous êtes trop stressée’, changez illico de médecin !

Pendant 20 ans, je me suis entendue dire ‘Cela n’est rien de grave’, ‘Vous pouvez prendre jusqu’à 10 antidouleurs par jour’ ou encore ‘La prise de sang est normal’. J'ai douté de moi, j'ai culpabilisé, j'ai été prise pour une hystérique et malgré tout J’ai fait confiance, après tout les médecins savent de quoi ils parlent...

 

En 2012, à la suite de sérieux problèmes intestinaux, un spécialiste m’a diagnostiqué une endométriose sévère de stade IV qui s’était gentiment construite au cours de ces 20 années où ma douleur était considérée comme ‘normale’…

La résultante a été une lourde opération de 7 heures  qui a consisté à ‘nettoyer’ les organes génitaux, la vessie, à sectionner intestins et estomac. Après cela, j’ai été dirigée directement vers un centre de PMA (procréation médicalement assistée)...

 

Diagnostiquer l'endométriose

L’endométriose se diagnostique de mieux en mieux mais le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic varie entre 6 et 10 ans selon les dernières statistiques !  Autant dire qu’il vaut mieux ne pas perdre de temps.

 

Votre corps vous appartient et vous êtes en droit de demander le meilleur pour lui. Avoir mal ne signifie pas nécessairement souffrir d’endométriose mais en cas de doute, n’hésitez pas à en parler à votre gynécologue. Insistez pour faire des examens "utiles et efficaces". Prise de sang, radio, scanner s’avèrent bien souvent inutiles dans la détection de l’endométriose. L’IRM semble beaucoup plus adéquat. Problème : un examen IRM coûte cher à la sécurité sociale et les services sont saturés, il ne sera donc probablement pas proposé tout de suite.  Insistez, insistez, insistez ! Vous êtes le capitaine de votre navire !

Ne perdons pas de vue que seul l’examen ne suffit pas, encore faut-il l’interpréter correctement. Je suggère donc de faire appel directement à un gynécologue spécialiste de la question.

 

A l’heure actuelle on ne guérit pas de l’endométriose pour la simple et bonne raison que l’on n’en connait pas les origines. C'est donc ce que l'on appelle une maladie récidivante. Seules des solutions visant à réguler le cycle menstruel et/ou la douleur sont proposées (antidouleurs/traitement hormonal/laparoscopie/laparotomie). La recherche avance et, en France, un traitement moins invasif par ultrasons se met en place. Gageons que celui-ci sera efficace et accessible très vite !.

 

Du côté des solutions alternatives visant à réduire la douleur, de nombreux ouvrages prônent la pratique de l’acupuncture, la gemmothérapie, la phytothérapie ou encore la détoxination de l’organisme. Mais l’aide la plus efficace selon moi reste l’alimentation et une bonne hygiène de vie, j'aurais l'occasion de vous en parler plus longuement lors de mes ateliers.

 

L’endométriose est loin d’être cette maladie bénigne que l’on nous décrit. Faute d’un diagnostic précoce, l’aventure peut se révéler traumatisante et les conséquences irréversibles. Alors, faîtes-vous entendre !

Ce contenu fait partir de l'article que j'ai écrit pour le Magazine Bio Info, téléchargez-le et partagez-le au maximum ! L'endométriose DOIT devenir une question de santé publique !